













Apprenons la Défense est-indienne ! Mon entraîneur d'échecs m'a toujours dit : contrôle le centre, développe tes pièces, roque tôt. Mais soyons honnêtes—c'est tellement basique. Dans cette ouverture, on inverse la logique. D'abord, on se précipite pour roquer, on cède volontiers le centre, et ensuite seulement on riposte avec nos pions. Cela mène à des parties extrêmement amusantes quand les Blancs jouent d4. Étape 1 : cavalier en f6.
Il y a environ un million de coups différents que les Blancs auraient pu jouer ici. Pour nous, ça n'a pas vraiment d'importance. On va jouer les 5 mêmes coups de départ à peu près quoi qu'il arrive : d'abord, pion en g6 pour faire de la place à notre fou.
Une dernière pièce à développer avant de pouvoir roquer ! Fou en g7.
Bon, quand les Blancs jouent e4, ils menacent de pousser en e5 au coup suivant et de s'en prendre à notre cavalier - ce qui est un peu inquiétant. Donc avant de roquer, il y a une dernière étape : on joue pion en d6 pour empêcher les Blancs d'avancer davantage leur pion e. À CHAQUE FOIS que les Blancs jouent pion en e4, on DOIT jouer pion en d6.
OK, on peut enfin roquer. Youpi. L'étape un de la Défense est-indienne est terminée.
Une idée clé dans la Est-indienne est d'attaquer le pion d4. Les Blancs ont fait une erreur ici en amenant le fou en d3 - ils bloquent maintenant la dame de défendre ce pion. On va utiliser ça à notre avantage. D'abord : fou en g4, clouant le cavalier à la dame, retirant un défenseur de ce pion d4.
Échangeons avec le cavalier. Fou prend en f3.
Maintenant on exécute notre piège : cavalier en c6, visant le pion d4 désormais non défendu.
Les Blancs ont ajouté un défenseur au pion d4, ajoutons un attaquant. Cavalier en d7 ouvre notre fou vers cette case.
Ce coup vient de faire perdre la partie aux Blancs. Non, sérieusement, la position est passée d'équilibrée à un avantage de +4 points pour nous. Le coup gagnant : déplacer notre cavalier d7 en e5, fourchette sur la dame et le fou.
Oh non ! Ils ont capturé notre cavalier, mettant fin à notre fourchette ! En fait non. On peut rejouer cavalier en e5 À NOUVEAU, renouvelant exactement la même fourchette. Et cette fois, il n'y a pas de capture de pion possible.
Maintenant pour regagner notre matériel : le cavalier prend le fou non défendu en d3 avec échec.
On FESTOIE. Le cavalier prend le pion b2 ensuite.
Bien joué ! La partie est essentiellement terminée.
Le principe de la Est-indienne est de céder le centre aux Blancs, puis de riposter après avoir roqué notre roi. On peut riposter avec deux ruptures de pions possibles : pion en c5 ou pion en e5. Dans CETTE position, il vaut mieux jouer pion en e5. Oui, vous allez devoir mémoriser quelques trucs comme ça mais, bon, vous êtes sur ce site pour quoi d'autre de toute façon ?
Les Blancs ont ignoré notre rupture de pion et ont juste roqué. Bon, faisons quelque chose qu'ils ne peuvent pas ignorer : le pion prend en d4.
Mettons notre tour en e8, pour qu'elle fixe le pion e4. On a deux attaquants sur le pion e4, donc les Blancs vont devoir le défendre. Vous voyez comment on prend le contrôle de la partie maintenant ?
Les Blancs ont défendu leur pion, mais ce faisant, ils viennent d'ouvrir une ligne diagonale vers leur roi. Aïe. Profitons-en et jouons pion en c6, en espérant jouer dame en b6 au coup suivant pour clouer le cavalier au roi. L'autre idée avec notre coup pion en c6 est qu'on prépare pion en d5 pour plus tard, afin de fracasser le centre.
Et ÇA, c'était la mauvaise réponse des Blancs. Ils ont défendu cette diagonale vers le roi, certes, mais leur fou n'est pas défendu et rappelez-vous : notre tour fixe la colonne e. Si on fracasse le centre maintenant, il y a de bonnes chances qu'on puisse prendre ce fou non défendu après quelques captures de pions. Pion en d5.
Vous vous souvenez comment le fou de cases noires des Noirs n'est pas défendu derrière ce pion e ? Eh bien maintenant on a le superbe sacrifice cavalier prend d5. On profite du fait que les Blancs ne peuvent pas reprendre, sinon notre tour prend leur fou.
Les Blancs ont reculé, nous disant : Bon, ralentissons un peu. Notre réponse : Non. On y va, cavalier en f4, attaquant l'AUTRE fou.
Les Blancs continuent de faire fuir leurs fous, mais ils passent à côté de l'essentiel. Dame en g5, menaçant échec et mat en 1 ! Les Blancs doivent faire très attention ou ils vont perdre leur roi très très vite.
Vous vous souvenez, il y a longtemps, quand les Blancs ont ouvert une diagonale vers leur roi, et qu'on voulait clouer le cavalier au roi avec notre dame ? Eh bien - le fou ne contrôlant plus cette diagonale, on peut enfin le faire. Dame en c5 !
Bien joué ! On a laissé notre cavalier mourir, mais on gagne complètement ici parce qu'on va en fait récupérer DEUX pièces. Dans nos prochains coups, on va prendre le cavalier en d4 avec notre fou avec échec, puis prendre le fou en c4. Comme on finit avec une pièce d'avance, l'ordinateur nous donne un avantage de +3 points.
Les Blancs ont capturé notre pion - maintenant on reprend. Le pion prend en e5.
La tour reprend, bien sûr. Tour en d8.
On dirait qu'on vient de perdre un pion, mais on a un moyen facile d'en regagner un. Cavalier prend en e4, « sacrifiant » notre cavalier mais maintenant notre fou fixe leur cavalier.
Les Blancs ont tenté un « Desperado » (aux échecs, cela signifie qu'ils savent qu'ils vont perdre du matériel, alors ils font une dernière tentative). Avec notre tour attaquée, on n'a qu'un seul choix... Le fou prend le cavalier en c3 avec échec.
Maintenant on récupère le cavalier gratuitement. Le roi prend en f7.
Bien joué !! Nous avons tout simplement une pièce d'avance et allons gagner cette partie.
Les Blancs jouent l'« Attaque des quatre pions ». Le nom est assez explicite, mais la menace est bien réelle. Les Blancs ont pris tout le centre et ont le contrôle total du milieu du plateau... pour l'instant. Si on joue bien, les Blancs vont perdre parce qu'ils se sont surétendus et ont trop de cases faibles. D'abord, roquons.
Il est temps de reprendre le centre. Pion en c5.
Les Blancs veulent un centre stable, pas nous. Rappelez-vous, c'est le roi des BLANCS qui est encore au milieu du plateau. Essayons une autre rupture de pion, pion en e6.
Ouvrons le centre. Pion en d5.
Ici, jouons pion en b5, prenant complètement tout l'espace de l'aile dame. Oui - si vous suivez bien - on sacrifie le pion b avec ce coup.
Le cavalier ne défendant plus le pion e4, ajoutons-y un attaquant. Tour en e8. Cela crée aussi un clouage sur le roi qui va se révéler très utile bientôt.
Les Blancs ont ramené le cavalier pour défendre le pion e4, mais prenons le pion quand même. Cavalier en e4.
On dirait qu'on vient de perdre une pièce, mais on a un coup ici qui la regagne. Pion en f5, attaquant le cavalier cloué.
Non seulement on va regagner notre matériel, mais cette position est très difficile à tenir pour les Blancs. En fait, on gagne à partir d'ici environ 75% du temps, et l'ordinateur nous donne un gros avantage.
Les Blancs avancent ! Ici, capturez avec pion en e5.
Maintenant on ramène notre cavalier en d7 pour ajouter énormément de pression sur le pion e5. Au prochain coup, on va essayer de déstabiliser encore plus la position des Blancs.
Maintenant pour déstabiliser le centre : pion en c5.
Avec notre roi en sécurité et le roi des Blancs au milieu du plateau, dégager le centre ne peut que nous aider. Le pion prend en d4.
Oh non - la position des Blancs est un désastre. Maintenant on a le coup simple mais mortel cavalier en c6, attaquant le pion e5 et le fou.
On coupe, on coupe, on coupe. Cavalier prend le fou en d4.
Maintenant le cavalier prend le pion en e5.
La tour reprend en d8, bien sûr.
Le fou reprend en e5.
Bien joué ! Nous sommes dans une finale avec un pion d'avance, un roi plus en sécurité, et des pièces plus développées. L'ordinateur nous donne un avantage de +4 points et nous gagnons ici plus de 70% du temps.