













Jouons le Gambit Stafford.
Apprenons l'ouverture la plus venimeuse, la plus rusée et la plus piégeuse que je connaisse : le Gambit Stafford ! D'abord, répondons au pion e4 par pion e5.
Maintenant, déplaçons le cavalier de g8 à f6. On copie notre adversaire... du gâteau.
Pour jouer le Gambit Stafford, il faut que les blancs prennent ce pion. Plutôt que de regagner le pion, jouons cavalier c6.
Ils ont pris notre cavalier et l'ordinateur dit qu'on est complètement perdus. Cependant, on est sur le point de déchaîner de vilains pièges sur notre adversaire. Reprenons le cavalier avec notre pion d, ouvrant la colonne pour notre dame et la diagonale pour notre fou. Le principe de cette ouverture est d'accélérer notre développement au prix d'un pion sacrifié.
Développons notre fou en c5.
Maintenant on joue un coup fou, absurde, brillant : cavalier e4, en perdant notre dame. Fais-moi confiance et joue-le.
Un seul coup ici nous fait gagner la partie. Tu le trouves ? Indice : fou f2 échec, forçant le roi à monter en e2.
Maintenant, fou g4 échec - et pas n'importe quel échec... c'est échec et mat. GG.
Tu as gagné, mais à quel prix ? Derrière cet écran se trouve quelqu'un dont tu as brisé les espoirs avec une précision impitoyable, ses plans écrasés sous le poids de ta cruauté. Ce n'était pas juste une victoire - c'était une destruction, froide et calculée, et tu t'en es délecté. Souviens-toi, aussi brillamment que tu aies joué, la trace de ton inhumanité persiste. (mais quel joli mat quand même)
Les blancs attaquent notre cavalier, sans même nous laisser le temps de développer notre fou. Le mieux ici est de placer notre cavalier au centre en e4, menaçant fou en c5.
Les blancs continuent d'attaquer notre cavalier, mais c'est une gaffe. Jouons fou en c5 quand même, en sacrifiant notre cavalier.
Les blancs ont mordu à l'hameçon et perdu la partie. Les noirs jouent et gagnent la dame. Tu le trouves ? Indice : c'est fou f2.
Les blancs n'ont pas mordu à l'hameçon ? Très bien. Fou g4, échec avec l'autre fou.
Le roi étant hors du chemin, prenons la dame avec dame d1.
GG.
Le roi étant hors du chemin, prenons la dame avec dame d1.
Je pense que tu as compris, à toi de jouer maintenant.
Jouons dame h4 ici, en menaçant le mat.
Encore une fois, c'est une erreur des blancs et on va gagner du matériel. Jouons cavalier en g3.
Les blancs jouent et gagnent du matériel. Tu le trouves ? Indice : dame en e4, fourchette sur le roi et la tour.
Et maintenant on gagne la tour. Dame prend en h1.
Bien joué ! On est en avance au matériel et on va probablement finir par gagner la partie.
Développons naturellement notre fou en c5, en attaquant le pion f2.
Les blancs se développent naturellement et essaient de roquer - punissons-les avec la même idée : cavalier en g4.
Le roque a ajouté un défenseur à la case f2. Ajoutons un attaquant avec dame h4. Ça menace aussi le mat en h2 ! Les blancs sont dans le pétrin.
Prenons le pion f2 avec le cavalier, en attaquant la dame et en menaçant un échec à la découverte.
Les blancs menacent notre case f7, mais c'est nous qui frappons en premier. Maintenant on peut jouer l'un des coups les plus violents aux échecs : un double échec. Cavalier en h3 signifie que le cavalier et le fou font échec au roi en même temps.
Maintenant on peut ramener le cavalier en f2, avec encore un autre échec à la découverte.
Mat en 1, tu le trouves ? Indice : dame en h1.
C'était tellement naturel pour les blancs de jouer tous les coups qu'on vient de voir. Puis ils en ont subi les conséquences.